Crowdfunding Derrière le grillage - 2
de Claire Duvivier, luvan et Élodie Denis :

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Scylla est désormais une librairie 100% en ligne mais vous allez pouvoir récupérer vos commandes passées sur ce site
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De début juillet à mi-octobre, les envois par la poste se feront
tous les vendredis sans interruptions.

Si vous optez pour le click & collect, vos commandes seront disponibles
à Paris rue Riesener fin octobre. 

Plus de 5000 livres d'occasion,
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et 400 BD sont disponibles
cette année dans le stock d'été.

Et pas loin de 100 lots en occasion !

Si vous avez des questions, n'hésitez pas.
 

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C'est au tour de luvan de parler de sa deuxième participation au projet Derrière le grillage :

"Pour rédiger ce texte, j’avais une contrainte. « J’aimerais du fantastique, pas de la SF», avait souhaité Xavier Vernet*, surpris que le premier volume de Derrière Le Grillage ne comportât que des textes de science-fiction.

Je n’avais plus écrit consciemment de fantastique depuis Few Of Us, paru chez Dystopia en 2017. Sans raison particulière. Ou plutôt, pour une raison qu’il me restait à élucider, ce que l’écriture de « Maladita. Senesca. Dissensia. » me permit précisément de faire.
 


Avant de prendre la plume, j’avais peur d’imiter la jeune luvan vingtenaire de Cru, celle qui a découvert l’édition avec les Léo Silhol de l’Oxymore.

Aucune idée proprement fantastique ne me venait spontanément à l’esprit. Donc j’ai réfléchi… et j’ai compris (magie du cerveau humain). Je ne risquais pas de m’imiter. Le fait qu’aucune idée ne me traversât l’esprit me préservait précisément de l’autophagie.
 


Explication.

Jeune personne, tout m’était incompréhensible et gigantesque. Les intentions de mes ami·es, les desseins du monde : cachées. Les regards : illisibles. Mes propres désirs : inaccessibles et dangereux. Tout me portait vers le précipice. J’étais funambule du fait de mon âge, de mon inadéquation au monde, de ma crainte de l’épuiser à trop le déchiffrer, au point qu’il en deviendrait ennuyeux, adulte. Voilà pourquoi, outre les appels à textes sombres de l’Oxymore, ma plume se prêtait au fantastique. Par ailleurs, le personnage des textes fantastiques classiques cherche, tâtonne. Il est malade, mis à mal, martyr, frise la folie.

Aujourd’hui, le monde ne me terrifie plus par son flou, mais au contraire par sa clarté (d’où mon appétence pour le post-apo *rire nerveux*). Par ailleurs, j’ai dépassé ce stade un peu masochiste que traversent, je crois, les jeunes adultes peu aptes à l’intégration en société, dont je faisais partie.
 


Dans ces conditions nouvelles, d’où tirer l’énergie, la flamme, l’obligation d’écrire du fantastique ? Pas de mon angoisse floue (qui s’est déplacée en terreur justifiée). Pas d’un mal-être général (qui s’est transformé en lucidité souffrante).

Il me fallait de l’amour, de l’intérêt, de la scrutation, du mystère et de la rage.

Maladita. Senesca. Dissensia. est le fruit de mon amour pour la folk horror anglaise des années 1970, de mon intérêt pour les hautes Alpes italiennes, d’une scrutation des langues minorisées, du mystère entourant ma famille et de ma rage contre la culture du féminicide.

Quant à mon personnage-véhicule, il m’est plus semblable que je ne l’aurais souhaité."
 


* note de l'éditeur : je ne donne aucune autre contrainte ou indication pour la première participation à ce projet mis à part l'intégration du lieu de mon souvenir dans un texte de 111 111 signes. En revanche, pour les participations suivantes...

Les originaux d'Arnaud S. Maniak qui accompagnent la novella de luvan (ainsi que ceux qui accompagnent le paratexte ou le verso de la couverture) et repris en partie dans ce billet sont à vendre dans le cadre du financement du recueil. À chaque vente, la moitié de la somme ira directement à l'illustrateur, l'autre moitié permettra de faire monter la jauge.

Par ici pour participer et en route vers les 60%...